Pool d’urgence Congo
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Soins de santé en Equateur

February 2nd, 2010 by puc

Virginie Thys, membre du PUC, a pris ces photos lors d’une visite des centres de soins en Equateur.


Nous partons de Bomboma pour aller à Makengo où une autre équipe d’urgence intervient. La route a été dégagée par la communauté, mais on doit tout de même y aller en moto.


Le Centre de Santé de Makengo


Le Centre de Santé Régional de Bomboma – Ici, c’est la salle d’attente.


Centre de Santé Régional de Bomboma


La route de Bomboma. Nous sommes dans un endroit très isolé.


La salle d’opérations dans le Centre de Santé Régional de Bomboma.


Le PUC a commencé à construire des latrines dans le Centre de Santé Régional de Bomboma

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Le drame de Bomboma

January 28th, 2010 by puc

Par Dr Hyppolite Mboma, Médecin PUC et Coordonnateur de l’intervention PUC en Equateur

Le conflit armé dans la Province de l’Equateur a provoqué un drame humanitaire dans la région. Le bilan fait état des centaines de personnes tuées et des milliers de déplacés externes et internes. MSF, par le biais du PUC, apporte un appui à deux structures sanitaires situées dans des villages à haut recensement de déplacés : un Centre de Santé de Référence à Bomboma et un Centre de Santé à Makengo.

Cela fait un mois que nous sommes ici à Bomboma, village situé à près de 200km de Gemena. Même ambiance, même décor, même drame. Des milliers de personnes ont parcouru des dizaines de kilomètres à pieds laissant tout derrière eux : maison, champs, biens, etc. Ils viennent du secteur de Dongo fouillant des atrocités générées par un conflit inter-ethnique opposant deux tribus, les Lobala et les Likola (associés aux Boba), depuis le 29 octobre 2009.

Les uns ont traversé la frontière du Congo Brazzaville. D’autres celle de la RCA. D’autres encore ont trouvé refuge dans des villages avoisinants. En l’absence de camps de déplacés à proprement parlé, ils partagent misère et promiscuité avec les populations locales. Ils sont dépourvus. Ils ont faim et soif. Ils manquent de tout. Certains sont malades et d’autres blessés par balle. Mêmes les centres de santé locaux sont débordés. Mon équipe et moi les consultons chaque jour par dizaine, voiere plus, au Centre de Santé de Référence de Bomboma.

Notre tâche est d’autant plus compliquée qu’à part MSF, qui intervient sur l’axe Gemena Bokonzi, l’aide des autres acteurs humanitaires ne dépassent pas la ville de Gemena, compte tenu notamment du contexte sécuritaire et de la quasi inaccessibilité de la zone.

La coordination de cette intervention n’est pas facile. Chaque jour, je dois collecter des informations sur la sécurité, organiser quotidiennement le travail de toute l’équipe. En ma qualité de superviseur de l’intervention, je remplis également le rôle du Point Focal Médical. A ce titre, je dois également superviser les activités médicales dans les deux structures que nous appuyons (Bomboma et Makengo).

Au nombre de difficultés auxquelles nous sommes butées figure en bonne position la quasi inaccessibilité de zones. Tenez. Pour atteindre Makengo, il faut franchir une digue de 9 km, avec des ponts qui t’accueillent et parfois t’effrayent… En dépit de tout, le soucis d’aider et la volonté d’arriver au bout nous rendent chaque matin encore plus forts et davantage déterminés.

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« La rougeole est très contagieuse, mais peut être prévenue facilement grâce à un vaccin efficace et peu coûteux »

October 30th, 2009 by puc

A Masisi, les équipes ont commencé mercredi 14 octobre une campagne de vaccination intégrée contre la rougeole (et la polio)  auprès de150 000 enfants de 0  à 15 années. Amaury GREGOIRE et  Emmanuel LAMPAERT, respectivement Coordinateur National et Responsable Médical National du PUC, ont accepté de répondre à nos questions sur toutes ces activités.

Pourquoi vacciner contre la rougeole ?

La rougeole est une infection virale très contagieuse qui peut être prévenue facilement grâce à un vaccin efficace et peu coûteux. Les complications graves observées dans les cas de rougeole sont la pneumonie, la diarrhée, la malnutrition, des lésions cutanées, des conjonctivites et une carence en vitamine A pouvant mener à la cécité. C’est pour cela que les équipes accompagnent ce vaccin d’un supplément en vitamine A et portent une attention particulière au niveau nutritionnel des enfants.

Quelle est actuellement la situation d’un point de vue épidémiologique?

Il existe une augmentation importante des cas de rougeole à Masisi depuis la mi-août. L’insécurité prégnante dans la région ne permet pas de faire une bonne surveillance épidémiologique. Cependant, les quelques rares données disponibles au niveau du ministère de la santé montrent que le seuil épidémique a été dépassé dans 13 des 32 aires de santés de la zone au cours des 6 dernières semaines. 90% des patients pédiatriques de l’hôpital de Masisi concernent des enfants non vaccinés. Il faut également dire que les différentes campagnes de vaccination ces dernières années étaient organisées sporadiquement autour du foyer et jamais de manière complète au niveau de la zone de santé.

Pourquoi aujourd’hui vacciner dans le foyer et hors du foyer?

La vaccination dans le foyer était contre-indiquée jusqu’à ce jour par l’OMS et le Ministère de la Santé. Mais Il y a 4 mois, l’OMS a revu officiellement ses recommandations en la matières et en septembre dernier, MSF (toutes sections confondues) a organisé, conjointement avec le Ministère de la Santé, un atelier sur ce thème afin d’en aborder les différents aspects. Les autorités sanitaires du pays, l’OMS et l’Unicef avaient également participé à ces assises qui ont donné lieu à plusieurs recommandations. Et c’est de ces recommandations, transmises officiellement par les autorités, qu’est venue la proposition d’organiser cette riposte globale.

Quelles sont exactement les zones couvertes par cette vaccination?

Cette campagne de vaccination couvre l’ensemble de la zone de santé de Masisi, composée de 32 aires de santé et regroupant officiellement 347.070 personnes. Elle cible environs 150.000 enfants de 0 à 15 ans. Nos équipes ont terminé la première vague de vaccination de masse ce mercredi 14 octobre avec plus de 115% de couverture vaccinale et débute la seconde vague ce week-end.

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Situation des enfants rescapés à Faradje

September 14th, 2009 by puc

Je suis chauffeur au Pool d’Urgence au Congo. Cela fait plus de six ans que je suis sur le terrain. Mais ce que j’ai vécu cette fois-ci est vraiment touchant au point que j’ai des larmes aux yeux quand je vous le raconte.

En fait, à mon arrivée là où les enfants rescapés habitent (à Faradje bien entendu), j’ai aperçu un enfant qui écrivait une lettre à son père. “Papa, je sais que tu n’es pas au courant que je suis déjà à Faradje. Je me portes bien. Prions le bon Dieu pour que nous nous revoyons. Les autres amis avec qui j’étais en brousse sont pour la plupart morts“, relatait-t-il quand tout d’un coup, surgit une maman à la recherche de son enfant, lui également perdu.

Pendant que cette dernière se renseignait, dans la foule, un autre enfant ayant reconnu le fils de la dame, et s’était levé pour témoigner:“J’étais avec votre enfant en brousse. Malheureusement, Pendant l’attaque des rebelles, c’était la débandade totale, chacun courait de sa façon. Dans la fuite et après plusieurs jours de marche, j’ai perdu tout contact avec lui.”, avait-il conclu. Après ce lugubre récit, la dame, inconsolable, ne pouvait s’empêcher de fondre en larmes.

Quant au jeune garçon, il avait fini par trouver, heureusement, un adulte qui se rendait dans son village et qui avait accepté volontiers de le prendre avec lui. Après quelques semaines, il avait retrouvé ses parents, qui également venaient à sa recherche. Contrairement, à ce que vous pouvez imaginer, les premières minutes de la rencontre n’étaient pas célébrées avec faste, bien au contraire. Les parents serrant contre eux leur enfant retrouvé avaient éclaté en sanglot durant environs cinq minutes.

Après cette retrouvaille, il fallait faire face à d’autres dangers et pas les moindres. Hormis les mauvaises conditions de voyage ( parfois à trois sur une seule moto), des attaques pouvaient surgir à tout moment sur la route du village.

MBAKI Jean-Florent, chauffeur de l’antenne PUC

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Redonner un peu d’espoir aux enfants de Faradje

September 11th, 2009 by puc

Pendant nos activités à Faradje, nous avons eu à soigner des enfants victimes d’enlèvement par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Ces enfants se sont soit enfuis, soit ont été libérés et arrivent souvent exténués à Faradje où nous les prenons en charge. Depuis quelques mois, nous avons installés des lits dans un des dortoirs où nous vivons afin de loger ces enfants âgés entre 8 et 18 ans. Nous les suivons quotidiennement médicalement mais aussi psychologiquement. Des jeux récréatifs et d’autres activités sont organisés. Les enfants espèrent que leurs parents viennent les rechercher à Faradje et grâce à la solidarité locale, la plupart a retrouvé au moins un membre de sa famille. Depuis le début du mois de mai, ce sont plus de 100 enfants que nous avons accueillis et aujourd’hui seul cinq sont encore parmi nous. MSF ne s’occupe pas habituellement du regroupement familial mais face au manque d’autres acteurs sur place, nous avons décidé de relever le défi.

Parmi ces enfants, il y avait des adolescentes qui ont servi comme esclaves sexuelles durant plus de 5 mois, pour certaines en brousse.

Une jeune fille, âgée de 15 ans, a été enlevée le 25 décembre lors de l’attaque sur Faradje. Ce jour de Noël devait être un jour de joie rappelant la naissance du Christ mais ce fut le jour le plus long et noir et le début d’une vie de calvaire pour cette adolescente.

Elle a été prise au milieu du village et amenée de force dans la brousse. Elle devait accompagner ces combattants partout. L’un d’eux a fait d’elle son esclave sexuelle. Chaque jour il fallait se déplacer d’un endroit à l’autre. Elle endurera ces peines pendant 5 mois jusqu’à sa fuite.

A l’hôpital, nous l’avons soignée et un suivi de santé mentale a été assuré par notre psychologue.

Quand elle a retrouvé sa famille, personne ne croyait la revoir vivante. Les pleurs se mélangeaient aux rires et l’émotion était grande. Elle s’est remise à sourire quelques jours plus tard, chose qu’elle n’avait plus faite depuis des longs moments.

La population locale apprend à connaître MSF et notre présence leur est d’un grand réconfort. Nous faisons en sorte de redonner un peu d’espoir à ces enfants qui ont connu le pire.

Dr Jéhu Moleko, médecin PUC à Faradje, district de Haut-Uélé, province Orientale.

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Faradje et ses camps des déplacés

August 24th, 2009 by puc

Docteur de formation et travaillant pour MSF à Kinshasa, je suis arrivé à Faradje, au nord-est de la RDC en Province Orientale, pour la prise en charge des malades à l’hôpital général de référence de Faradje.

De nombreux déplacés fuyant les attaques de rebelles LRA se sont installés ces derniers mois à Faradje. Ces personnes vivent dans un sentiment de peur constante. Peur d’être à nouveau attaquées et de devoir fuir à nouveau. La plupart ont tout laissé derrière elle et compte donc sur la générosité de la population locale pour se loger, vêtir et se nourrir.

La vie pour ces déplacés vivant dans ces camps se résume à ceci : chercher les vivres le matin, ce qui est facilité quand une aide alimentaire est apportée mais beaucoup moins évident si celle-ci n’arrive pas et construire une « maisonnette » précaire faite de branches et de feuilles. Pour eux, il s’agit plus de survie.

De mon côté avec MSF, je leur apporte une aide médicale. Les patients que j’ai soigné ces derniers mois provenaient de trois camps de déplacés situés l’un dans une école et les deux autres sur la route Nord-Est du village. Mais bien entendu, l’équipe médicale a également apporté une aide médicale à la population locale de Faradje et de ses environs.

A l’hôpital, je trouvais beaucoup de malades au triage, un monde fou qui grouillait partout et des enfants qui pleuraient sans cesse. Des blessés par arme de gravité diverse arrivaient de temps en temps.

Il fallait donc organiser le service pour répondre d’abord aux malades les plus urgents.

Les pathologies les plus fréquentes que l’on peut trouver à l’hôpital de Faradje sont le paludisme, les infections respiratoires, la diarrhée et les infections cutanées. Ces maladies sont facilement guérissables car les médicaments sont disponibles grâce à MSF. Malheureusement avant notre intervention, certains enfants de moins de cinq ans et certaines femmes enceintes sont décédées à cause de ces pathologies.

Après une sensibilisation sur la promotion des services hospitaliers, les femmes enceintes sont venues nombreuses pour accoucher à l’hôpital. Avant, elles préféraient accoucher à domicile chez les matrones ce qui est souvent une des causes de mortalité maternelle et des lésions suite à un accouchement qui a duré trop longtemps.

A l’hôpital nous soignons également de nombreuses personnes atteintes de maladies liées au stress, comme le mal de tête, les douleurs diffuses et les gastrites. Ces personnes sont en effet traumatisées par ce qui leur arrivé personnellement ou par ce qui est arrivé à un de leur proche. C’est pourquoi, MSF a mis en place un volet psycho-social.

La présence de MSF auprès de la population est donc très importante. Nous apportions non seulement une aide médiale et humanitaire ici, mais aussi un certain sens de normalité, tellement nécessaire pour toutes ces personnes traumatisées.

Dr Jéhu Moleko, médecin PUC en intervention à Faradje, district de Haut-Uélé, province Orientale.

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MSF vaccine plus de 300.000 enfants contre la rougeole à Kisangani

July 31st, 2009 by puc

Suite à une augmentation des cas de rougeole à Kisangani et à la déclaration officielle d’une épidémie de rougeole par les autorités sanitaires, les équipes du Pool d’Urgence Congo (PUC) de Médecins Sans Frontières ont obtenu l’autorisation des autorités pour vacciner tous les enfants âgés de 6 mois à 15 ans.

Depuis le mois de juin, les équipes médicales sont sur place pour organiser une vaste campagne de vaccination. Ce sont plus de 300.000 enfants que MSF souhaite vacciner à Kisangani et à Yakusu.

« C’est très important de vacciner tous les enfants âgés de 6 mois à 15 ans pour éviter bien entendu qu’ils ne soient atteints par la rougeole mais aussi pour éviter la contamination d’autres enfants et donc une épidémie, » explique Joke Janssens, coordinatrice médicale adjointe. « La rougeole est une maladie grave et ses complications peuvent entraîner dans certains cas le décès de l’enfant.»

Aujourd’hui, les enfants des zones de santé de Yakusu, Makiso-Kisangani, Tshopo, Mangabo, kabondo et Lubunga ont été vaccinés. La suite risque d’être plus difficile parce qu’avec les congés scolaires, certains enfants sont partis rejoindre leurs parents en brousse et avec le retour de la saison des pluies, certains axes enclavés risquent d’être difficilement accessibles.

Implication de la population locale primordiale

Les moyens déployés pour mener à bien cette mission sont importants et l’aide de la population est cruciale. Il y a bien entendu tout l’aspect logistique à prendre en compte mais le volet sensibilisation est primordial.

« La mobilisation de la population est un élément clef dans le succès de cette vaccination, » explique Raphaël Ottogali, responsable de la vaccination rougeole à Kisangani. « Avec des zones rurales et d’autres fortement enclavées, tous les moyens sont mis à contribution pour y parvenir : spots radios, télévision, crieurs publiques, chef de villages, autorités religieuses mais aussi comédiens pour atténuer les peurs et rire de la piqûre. Sans eux, nous n’aurions pas d’enfants à vacciner. »

A ce jour près de 280.000 enfants ont déjà été vaccinés. Dans les semaines à venir, les enfants des aires de santé de Makutano et Bavatete seront à leur tour vaccinés par MSF. Au mois de février et mars, MSF avait déjà vacciner plus de 42.000 enfants dans les zones de santé de Lubutu et Obokote, à 200 kilomètres de Kisangani.

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Kisangani vibre au rythme de la vaccination

July 10th, 2009 by puc

Kisangani, troisième plus grande ville du pays d’environ 700.000 âmes, 6 zones de santé, 355.000 enfants à vacciner contre la rougeole dans un temps record pour contrer la flambée de l’épidémie.

Plus que tout autre, la mobilisation de la population est un élément clef dans le succès

de cette entreprise. Avec des zones rurales et d’autres fortement enclavés, tous les moyens sont mis à contribution pour y parvenir : spots radios, télévision, crieurs publiques, chef de villages, autorités religieuses mais aussi comédiens pour atténuer les peurs et rire de la piqûre !

Après 4 jours, c’est déjà plus de 85 000 enfants vaccinés dans la zone de santé de Makiso-Kisangani. Mais la suite sera plus rude : avec la fin de la période scolaire, beaucoup d’enfants sont partis en brousse avec leur parents. La saison des pluies débutante rends les accès plus difficile aux sites les plus reculés et la fatigue accumulée par les équipes demande chaque jour un investissement encore plus fort pour garder la tête froide. Aujourd’hui, nous terminons la zone de Santé de Lubunga, située sur la rive gauche du fleuve. Une contrainte supplémentaire pour la logistique pour qui l’approvisionnement des sites de vaccination se complexifie. Paradoxalement, le rythme soutenu imposé par l’urgence de l’intervention semble donner davantage d’énergie aux équipes.

Suite à une augmentation des cas de rougeole à Kisangani (en période post-campagne de vaccination) & à la déclaration officielle de l’épidémie par les autorités sanitaires, les équipes du PUC ont obtenu l’autorisation de ces autorités pour vacciner tous les enfants âgés de 6 mois à 15 ans. En effet, la rougeole est une maladie grave et ses complications peuvent entraîner dans certains cas le décès de l’enfant.

Raphaël Ottogali, responsable de la vaccination rougeole à Kisangani.

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Niangara : Une intervention au cœur de l’Afrique

June 12th, 2009 by puc

Niangara est une ville située géographiquement au cœur du continent africain. Elle compte 35.000 habitants dont 25.000 sont des déplacés internes. Ils y ont trouvé refuge après avoir fui les violences commises depuis septembre 2008 par le groupe rebelle ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Après une série d’évaluations menées au nord-est du Congo, le Pool d’Urgence Congo de MSF a donc décidé de commencer des activités médicales à Niangara.

La raison en est principalement la présence importante de déplacés, rendus vulnérables par leur condition de précarité mais également le problème général d’accès aux soins de santé de la population sur ce territoire. Les structures de santé comme l’hôpital général de référence sont dépourvues de personnel suffisamment qualifié, manquent de matériel et de médicaments et pratiquent un recouvrement des coûts – c’est à dire que les patients, déjà très pauvres, doivent payer pour les soins médicaux.

Tout ou presque est à faire pour permettre aux patients d’accéder à des soins de santé de qualité. De la formation du personnel à la réhabilitation de bâtiments délabrés en passant par la construction de services de base comme des latrines, des douches et des zones de déchets. Toutefois, l’accueil de la population et de ses représentants est exemplaire, trop heureux de recevoir une aide qui a fait défaut jusque là. Il y a encore quelques semaines ils organisaient une marche pour protester de leur abandon par les autorités nationales et les organisations internationales. La présence permanente de l’aide se fait en effet toujours attendre, et ce essentiellement pour des raisons de sécurité. Pour MSF et la population, les premières consultations gratuites ont commencé le 11 mai 2009.

Olivier Chenebon, responsable d’intervention

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La Grande Leçon : “Tout qui bouge est mangeable”

June 8th, 2009 by puc

À Walemba, au bout du monde, ou plus précisement, extrême sud-est de la RDC, l’équipe PUC est arrivée au début du mois d’avril pour une intervention nutritionnelle.

Là-bas, le commerce n’existe pas, la population ne s’occupe pas de faire la plantation puisqu´ils sont engagées par l´industrie minière.

Une fois que vous êtes là à vivre cette realité au jour le jour, ce n´est pas difficile de comprendre la raison pour laquelle la malnutrition dans cette zone est chronique. On manque de nourriture, mais aussi des connaissances culinaires de base pour que la population sache profiter de ce qui l’entoure – différentes varietés d’herbes, feuilles, racines – pour enrichir le menu pour qu´il soit varié et nutritionnel à la fois.

Alors, nous sommes là, après un jour de boulot, le soir, affâmés, et la cuisinière locale s’occupe du menu : chenille aux oignons et fou-fou. C’est tout ! Je la regarde et elle me dit naturellement : demain je chercherai les termites pour changer un peu !

Bon, c’est de politesse universelle de ne jamais refuser un repas gentillement offert mais la stupéfaction, l’expression de surprise, on ne peut la masquer. C’est instinctif. C´est à ce moment qu´un ami congolais m’ avertit : « Il faut apprendre une chose ici papa : tout ce qui bouge est mangeable », et ensuite, un autre ajoute, avec l´air de sagesse : ‘Mais il faut nettoyer, et cette règle, papa, est applicable à toutes les choses qui bougent dans notre vie’.

Donc, avec plaisir je partage une grande leçon acquise. Ici, au Congo, tout ce qui bouge est mangeable, mais il faut nettoyer… Bon appétit !

Robson Tardin Silva, docteur au PUC.

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